Après une très mauvaise année pour le monde agricole, et peu ou pas de rentrées d’argent pour cause de pertes de récoltes ou de prix trop bas, les cotisations d’assurance récolte sont en cours de prélèvement sur les comptes bancaires des agriculteurs.
Les montants prélevés sont souvent très élevés au regard de la situation de nos trésoreries !
« Même si une partie de ces cotisations d’assurance doivent être remboursées par l’État au mois de mars 2025, il nous incombe de faire cette avance, payée aux compagnies d’assurance, qui pourront faire travailler notre argent quelques mois ! » s’indigne Laëtitia Plumat, Secrétaire générale de la CR 16.
Ce dispositif volontaire, mais rendu quasiment obligatoire du fait des franchises et des conditions d’accès à certaines aides, est un système criblé d’inconvénients. Le contrat « socle » offre une couverture minimaliste, avec un système de seuil et franchise contraignant, ainsi que de nombreuses exclusions de garantie. Quant à la période de référence pour le calcul des pertes, elle s’avère très défavorable quand les mauvaises années se succèdent.
Cette année, encore plus que les précédentes, les agriculteurs ont besoin de garder de la trésorerie, pour ceux qui en ont encore !
La Coordination Rurale demande qu’il ne leur soit plus exigé le versement en intégralité de la cotisation d’assurance récolte, mais uniquement la part qui n’est pas prise en charge par l’État. Les compagnies d’assurance ont les reins bien plus solides pour se permettre d’attendre financièrement cette prise en charge. À eux de faire cette avance, nous, nous avons besoin de trésorerie pour semer ce qui sera mangé l’année prochaine !