Faute de fourrage, de nombreux éleveurs vont devoir acheter des aliments supplémentaires pour nourrir leurs animaux. Une dépense qui vient alourdir des coûts de production déjà importants, sans aucune garantie que les prix d'achat de leurs animaux en tiendront compte.
Le risque d'un engrenage économique
Pour les exploitations qui ne disposent pas de la trésorerie nécessaire pour acheter de l'alimentation, une autre menace se dessine : la décapitalisation. Contraints de réduire leur cheptel, certains éleveurs pourraient être amenés à vendre une partie de leurs animaux. Ces ventes supplémentaires risquent alors d'augmenter l'offre sur le marché et d'exercer une pression à la baisse sur les prix.
Un véritable effet domino : moins de fourrage, davantage de charges, des ventes contraintes et, potentiellement, une chute des prix payés aux producteurs.
La Coordination Rurale appelle à préserver les capacités de production
La Coordination Rurale alerte sur les conséquences économiques de cette situation. Les éleveurs ne doivent pas être contraints de sacrifier leur outil de production pour faire face aux conséquences de la sécheresse.
Le syndicat rappelle la nécessité de garantir des prix rémunérateurs, tenant compte de la réalité des coûts de production, et de mettre en œuvre des mesures permettant aux exploitations de surmonter les difficultés d'approvisionnement en fourrage.
Car derrière chaque animal vendu faute de moyens pour le nourrir, c'est une partie du potentiel de production de l'élevage français qui risque de disparaître.