Un nouveau foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé récemment dans plusieurs départements : Loire-Atlantique, Lot-et-Garonne, Nord-Pas-de-Calais, Seine-Maritime et Vendée. À compter du 22 octobre 2025, le niveau de risque national est relevé à élevé, entraînant l’obligation de confinement des volailles dans les élevages. La situation inquiète la filière avicole, déjà fragilisée par les crises précédentes, et met en évidence le sentiment d’abandon des éleveurs par l’État.

Des aides vaccinales en chute et des pertes économiques importantes

La Coordination Rurale dénonce la baisse drastique de la prise en charge de la vaccination contre l’IAHP : de 85 % la première année à 40 % aujourd’hui. En parallèle, les éleveurs subissent des pertes de production pouvant atteindre 15 % chez les poules pondeuses et des coûts supplémentaires liés au confinement. Le syndicat rappelle que la vaccination seule ne suffit pas : un accompagnement global est nécessaire pour garantir la pérennité de la filière.

Pour un soutien clair et immédiat de l’État

Face à cette situation, la Coordination Rurale exige :

  • Le rétablissement immédiat d’une prise en charge d’au moins 70 % des coûts de vaccination.
  • La mise en place d’un accompagnement renforcé pour les éleveurs confrontés à la pression sanitaire et économique.
  • Une communication claire et lisible sur les mesures nationales afin d’assurer la cohérence de la stratégie sanitaire.

La filière avicole en danger

Chaque jour sans action aggrave la crise économique et met en péril les familles, les emplois et les territoires dépendants de la filière. La Coordination Rurale reste mobilisée pour défendre les éleveurs et exige des mesures concrètes et efficaces pour protéger les exploitations françaises.

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