La filière équine française traverse une crise majeure. Sécheresse, crises sanitaires, explosion du coût des intrants, effondrement du marché, inflation des charges et multiplication des contraintes administratives mettent aujourd’hui en péril des milliers d’élevages.
Et pourtant, les charges continuent de s’accumuler.
Les éleveurs financent un nombre toujours plus important de structures et d’organismes : MSA, IFCE, SIRE, stud-books, organismes de sélection, SHF, FFE, entre autres.
À cela s’ajoutent les frais d’identification, de génotypage, de contrôle de filiation, les cotisations obligatoires, les taxes et une charge administrative devenue insupportable.
Comme si cela ne suffisait pas, un projet porté au sein du Comité SIRE prévoit, à partir de 2027, de remplacer le typage génétique actuel. Cette évolution se traduit par une hausse de 20 % du prix des cartes d’immatriculation dès 2026.
La Coordination Rurale considère qu’il est inacceptable que les éleveurs soient une nouvelle fois appelés à financer cette évolution technologique. Les progrès scientifiques ne doivent pas servir de prétexte à créer de nouvelles charges pour des exploitations déjà à bout de souffle.
Nous demandons que les éleveurs conservent la liberté de choisir le mode d’identification des équidés destinés à la consommation, dont le coût est aujourd’hui très supérieur à celui pratiqué dans les autres filières d’élevage de viande.
Avant même de rémunérer leur travail, les éleveurs ont déjà versé plusieurs milliers d’euros de cotisations et de contributions. Ils sont en droit d’attendre que chaque euro prélevé soit utile à leur profession.
La Coordination Rurale dénonce également une fiscalité qui pénalise lourdement la compétitivité de l’élevage français. Le taux de TVA de 20 % appliqué aux ventes de chevaux issus d’élevage non destinés à la reproduction constitue un véritable frein à leur commercialisation pour les agriculteurs.
Cette différence de traitement favorise les ventes entre particuliers au détriment de nos filières professionnelles.
La Coordination Rurale demande :
- Un audit indépendant de l’ensemble des organismes financés par les contributions des éleveurs afin d’évaluer leur efficacité et la bonne utilisation des fonds ;
- Une modification des règles fiscales applicables aux éleveurs pour la vente de chevaux non destinés à la reproduction afin de restaurer la compétitivité des élevages français ;
- L’abandon de toute augmentation des coûts d’identification des équidés, notamment pour ceux destinés à la consommation.
- Sans éleveurs, il n’y aura plus de chevaux français, plus de sélection génétique, plus de filière d’excellence.
Il est encore temps d’agir.