MERCOSUR : UN REPIT MENACE PAR LES TENDANCES DICTATORIALES D’URSULA VON DER LEYEN.

Dans tous les départements de notre région, la Coordination Rurale a été en première ligne du combat contre le Mercosur, comme elle l’a été face aux abattages systématiques des troupeaux touchés par la DNC. Les agriculteurs ne s’y sont pas trompés, qui ont été nombreux à venir grossir nos rangs, soit en nous rejoignant dans nos manifestations, soit en adhérant.

Nos combats, comme nos contacts permanents avec les élus de la région, n’ont pas été vains, puisque le Parlement Européen nous a conquis un répit en saisissant la Cour de Justice Européenne pour qu’elle vérifie la légalité de ces traités et de leur découpage en morceaux, organisé par la Commission Européenne pour contourner le processus démocratique.

Mais cette victoire, obtenue avec seulement 10 voix de majorité, reste bien fragile. Quand l’heure viendra de voter pour la ratification du traité, il suffirait de quelques défections pour que ce traité scandaleux soit adopté. Il est donc primordial de continuer à convaincre élus et électeurs de l’absolue nécessité de refuser le libre-échange débridé qui, conjugué aux obligations environnementales qui nous interdisent d’être compétitifs, tue notre agriculture lentement, mais sûrement. Et, ne l’oublions pas, la mort de notre agriculture et la perte de notre souveraineté alimentaire, déjà en recul constant, c’est le risque, en cas de conflit, de voir le retour de pénuries alimentaires, voire de famines. Or, il faut bien l’admettre, ce risque de conflit ne peut plus aujourd’hui être écarté.

Mais les quelques mois de répit que nous avons obtenus sont eux-mêmes menacés. En effet, Ursula von der Leyen envisage d’imposer l’application de ce traité à titre provisoire, avant même sa ratification par le Parlement Européen, confirmant par là son mépris de la démocratie, et ce qu’il faut bien appeler un net penchant pour la dictature.

Nous attendons donc à présent du Gouvernement Français, comme du Parlement Européen d’ailleurs, qu’il refuse clairement cette application provisoire, en allant résolument au conflit avec Ursula von der Leyen. Si le gouvernement ne protège pas les intérêts supérieurs du pays et la démocratie face aux tendances dictatoriales et totalitaires de la Commission, il est à craindre que ce soit le Peuple qui s’en charge, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir.

Thierry-James Facquer, Président CR BFC

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