La Coordination Rurale a tenu son congrès à Auch les 18 et 19 novembre. A cette occasion, un nouveau président a été élu, et le Comité Directeur largement renouvelé.

La CR BFC remercie Véronique et toute son équipe pour le travail accompli, et en particulier pour la percée notable de notre syndicat ces dernières années. Elle souhaite bonne chance à Bertrand VENTEAU, et au nouveau Comité Directeur, pour poursuivre cette dynamique.

Cette nouvelle équipe prend ses fonctions dans une période bien sombre. En effet, en cette fin d’année 2025, force est de reconnaître que nous cherchons en vain une lueur d’espoir dans la nuit qui cerne l’agriculture française.

La DNC s’abattant sur nos élevages bovins tout d’abord, mais surtout la manière dont le gouvernement a choisi de la combattre. Le remède tue de manière évidente plus de malades que la maladie elle-même. Si l’abattage total pouvait se justifier tant qu’il n’y avait qu’un ou deux foyers en France, et que l’éradication de la maladie semblait possible, aujourd’hui, il nous semble évident qu’il faut chercher l’immunité, en vaccinant massivement pendant l’hiver pour être prêts à affronter une éventuelle accélération de l’épidémie au printemps. Annie GENEVARD vient d’ailleurs de faire un premier pas dans ce sens en annonçant une vaccination étendue dans certaines régions. Alors, Madame la Ministre, faîtes un pas de plus en changeant radicalement de stratégie, plutôt que de persévérer dans une impasse qui ne peut que conduire à l’affrontement violent avec le monde agricole, comme on a pu le voir chez nous, dans le Doubs, ou en Lozère. Plutôt que de persévérer, employez-vous à convaincre nos partenaires d’accepter d’importer des animaux vaccinés, comme c’est le cas pour d’autres maladies.

Mais la DNC n’est pas la seule menace qui plane sur notre agriculture. La signature de l’accord avec le Mercosur semble imminente, et les garanties réclamées par la France des murailles de papier qui ne nous protégeront de rien. Nous attendons de notre Président qu’il refuse d’appliquer cet accord, quoi qu’il en coûte.

Une autre menace se dessine, pire que le Mercosur, ce serait l’entrée de l’Ukraine dans l’Union Européenne, qui pourrait être le coup de grâce pour l’agriculture française, comme on a pu s’en rendre compte avec l’entrée massive de poulets et céréales à prix cassés, au nom du soutien à ce pays en guerre (le salaire moyen y est d’environ 300 € par mois). Or l’entrée de l’Ukraine a été évoquée par les Etats Unis parmi les garanties qui pourraient lui être données dans le cadre d’un accord de paix. Alors, disons-le tout net : Non, la paix en Ukraine ne doit pas se faire sur le dos des agriculteurs français.

 

Ne trouvant vraiment pas grand-chose de positif dans la situation actuelle, et tenant à conserver une lueur d’espoir en cette période normalement festive, je n’ai trouvé à vous proposer qu’un conte de Noël, que vous pourrez consulter avant, je l’espère, de passer quand même un bon et joyeux Noël !

Thierry-James Facquer, Président CR BFC

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